UDAP

UNITE D’ACCOMPAGNEMENT PREAUT

Création en janvier 2010

Présentation du cadre

La recherche PREAUT au fondement de l’Unité D’Accompagnement PREAUT 

L’association PREAUT a été créée en 1998 par des professionnels praticiens de l’autisme (psychiatres, psychologues et psychanalystes). Elle est actuellement sous la présidence de Mme Graciela C. Crespin. L’association PREAUT a été fondée afin de mettre en place une recherche qui vise l’évaluation d’un ensemble cohérent d’outils de repérage des troubles précoces de la communication pouvant présager un trouble grave du développement de type autistique, au cours des deux premières années de la vie.

Cette recherche, dite désormais recherche princeps, s’est déroulée de 2006 à 2011 en partenariat avec les services de PMI de 11 départements de France et d’Outre Mer. Ses résultats intermédiaires ont été publiés en 2011 et 2013 et ses résultats chiffrés définitifs sont parus en décembre 2017 dans la revue PLOS ONE[1].

A la suite de cette première recherche, PREAUT met en place :

  • L’UDAP et son dispositif expérimental de Pontoise – voir le rapport d’évaluation de l’UDAP 95 ;
  • Un dispositif visant l’identification de signes précoces d’alerte – le RADAP – afin d’abaisser l’âge de dépistage des troubles et favoriser la mise en place de soins précoces et adaptés ;
  • Des actions de formation des personnels susceptibles de dépister et prendre en charge les enfants et d’accompagner les familles dans le cadre d’un agrément OGDPC et DATADOCK – dans le cadre de la Formation professionnelle ;
  • Des séminaires d’enseignement et des publications

[1] Olliac B, Crespin G, Laznik M-C, Cherif Idrissi El Ganouni O, Sarradet J-L, BaubyC, et al. (2017) Infant and dyadic assessment in early community-based screening for autism spectrum disorderwith the PREAUT grid. PLoS ONE 12(12): e0188831

Origine et objectifs du projet de l’Unité d’Accompagnement PREAUT 

C’est dans ce cadre que Mme Graciela C. Crespin et le Dr Jean-Louis Sarradet, alors président en exercice, ont décidé de créer en janvier 2010 l’Unité d’Accompagnement PREAUT : l’UDAP.

Pendant la période janvier 2012/juillet 2016, cette Unité a fonctionné en tant que établissement de la Croix-Rouge Française dans le cadre d’une convention inter-associative. A partir de septembre 2016, elle est redevenue un dispositif de l’Association PREAUT à part entière.

L’Unité d’Accompagnement PREAUT assure des prises en charge cognitives, psychoéducatives et à médiation dans le cadre de l’Unité, à domicile ou dans les lieux de vie de l’enfant (crèche ou école) en articulation avec le suivi pluridisciplinaire de l’enfant et en particulier avec des psychothérapies d’inspiration psychodynamique et des suivis orthophoniques et en psychomotricité.

L’objectif principal de l’UDAP est de proposer d’emblée à l’enfant des soins coordonnés visant la complémentarité des approches cognitives et psychodynamiques, afin de favoriser une évolution la plus harmonieuse possible.

Ainsi, les prises en charge cognitivo-développementales mises en place après évaluation de l’enfant, sont individuelles et spécifiquement adaptées aux troubles de l’enfant dans le cadre d’un projet personnalisé. Elles s’appuient sur les méthodes TEACCH et des approches ludiques et développementales (inspirées du Braintraining). L’UDAP propose également de la remédiation cognitive et sociale selon le profil de l’enfant, de la guidance parentale et un travail avec la fratrie.

L’UDAP fait ainsi un travail de « maillage » du suivi à domicile, des prises en charge en ambulatoire et de l’inclusion scolaire de l’enfant.

Conformément à la loi sur le droit au répit du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, l’UDAP met tout en œuvre pour garantir l’accompagnement et le soutien des familles qui ont un besoin vital de s’accorder du temps.

Qu‘est-ce que l’UDAP ?

L’Unité d’Accompagnement PREAUT est une plateforme structurée proposant la prise en charge cognitive d’enfants et d’adolescents de 2 à 18 ans, souffrant de troubles envahissants du développement (autisme infantile, autisme atypique, syndrome d’Asperger), de syndromes génétiques induisant un trouble du développement psychologique (CIM 10). Cette Unité s’adresse également aux enfants présentant des troubles des apprentissages, de la communication et des troubles de l’attention avec hyperactivité.

Ces interventions, personnalisées selon le profil de développement de chaque enfant, sont conçues en articulation avec le suivi pluridisciplinaire de celui-ci. Ainsi, l’UDAP collabore avec des professionnels des secteurs public, privé et associatif.

L’UDAP met ainsi à la disposition des parents, au sein d’une même entité, un éventail de services permettant d’assurer un suivi coordonné de l’enfant.

L’UDAP propose :

  • Une intervention à domicile et/ou dans ses lieux de vie (école, garderie, crèche, activités extra scolaires, etc.), ainsi qu’une participation à des ateliers pédagogiques, de socialisation, numériques ou à médiation (contes) en fonction des besoins de l’enfant et en complément des autres suivis thérapeutiques et de l’intégration scolaire, parfois insuffisants ;
  • Des vérifications diagnostiques auprès de nos partenaires hospitaliers (CREDAT, CH Sainte Anne, Paris 14ème) si celles-ci n’ont pas déjà été menées ou ne sont plus représentative de son niveau de développement actuel, ainsi que des bilans psychologiques pouvant être réalisés au sein de notre Unité. Un bilan complet est alors effectué, comprenant généralement, selon la nécessité et la pertinence, une CARS, l’échelle de Vineland et une épreuve de développement (PEP-3) ;
  • Un ensemble de services pour l’accompagnement et le soutien de la famille (groupes de parole, réunions de parents, groupe fratries) ;
  • Un soutien dans les démarches administratives en lien avec les assistantes sociales qui accompagnent les familles (constitution du dossier MDPH, prise de contact avec les établissements d’accueil), si nécessaire.

Fonctionnement de l’Unité d’Accompagnement PREAUT

Composition de l’UDAP

L’Unité d’Accompagnement comprend :

  • Une responsable scientifique, psychologue clinicienne et psychanalyste, actuelle présidente de PREAUT. Elle est responsable des orientations du projet et anime un lieu de travail où les différents intervenants croisent leurs regards dans une réflexion théorico-clinique autour de la problématique de chaque enfant suivi par l’Unité.

Elle anime, en collaboration avec le pédopsychiatre, un espace « Parents », lieu de parole ouvert, proposé aux familles trois fois dans l’année, afin de faire un point sur le suivi de leur enfant ;

  • Un pédopsychiatre, responsable médical de l’Unité, assure les visites d’admission et s’assure de la pertinence du suivi médical mis en place pour chaque enfant. Il assure par ailleurs un groupe de parole pour les parents, afin de leur permettre de faire connaissance et d’échanger avec d’autres familles sur les difficultés rencontrées au quotidien avec leur enfant. 
  • La coordinatrice de l’UDAP accueille les familles afin de leur présenter le type et les tarifs des interventions proposées et recueille les informations indispensables à la mise en place d’un suivi adapté. Elle est en charge du suivi du dossier de chaque enfant ainsi que de l’organisation administrative et financière, et en particulier, de la transmission des devis de prise en charge pour le dossier MDPH de l’enfant.

Si nécessaire, en collaboration avec l’Assistante sociale de l’Unité, elle contribue à orienter les familles dans leurs démarches administratives pour constituer les dossiers MDPH et obtenir les aides appropriées.

  • Six psychologues cliniciens, une éducatrice spécialisée également chargée de la  coordination, une enseignante et des intervenants à domicile, seront chargés de la mise en place et du suivi des projets d’accompagnement, en fonction des compétences de chacun et des modalités d’intervention propres à chaque professionnel.

Dans un premier temps, a lieu la prise de contact avec la famille afin de lui présenter plus précisément le fonctionnement de l’UDAP et le type d’intervention proposée. Lors des premières rencontres avec la famille, le psychologue référent recueille les informations importantes sur l’enfant et sa famille, l’anamnèse, l’historique des troubles et des prises en charge. Une attention particulière est portée à l’intégration en milieu ordinaire dont l’enfant bénéficie ou pourrait bénéficier.

Le psychologue référent effectue alors, lors de ces rencontres, une observation clinique de l’enfant et de ses capacités à travers un échange ludique. Une évaluation clinique et psychométrique de l’enfant est proposée à la famille si celle-ci n’a pas été réalisée auparavant ou est supérieure à 12 mois.

A l’aide du bilan psychologique complet et/ou à ses observations cliniques, le psychologue référent propose un projet individualisé de prise en charge adapté aux besoins de l’enfant. Celui-ci sera réévalué et adapté tout au long de l’année par le psychologue, grâce à des visites (au domicile de la famille et/ou à l’école) et à des réunions d’accompagnement de l’intervenant à domicile, dans lesquelles les informations et observations concernant la prise en charge de l’enfant et son évolution seront analysées et discutées.

Par ailleurs, les psychologues de l’UDAP :

  • sont habilitées à utiliser différents outils afin d’évaluer la progression de l’enfant,
  • participent, dans le cadre de la prise en charge pluridisciplinaire, aux réunions de synthèse avec les autres intervenants (psychothérapeutes, psychanalystes, orthophoniste, psychomotricien etc.), ainsi qu’aux rencontres avec les équipes pédagogiques accueillant l’enfant (crèche, jardin d’enfants, école…)
  • présentent l’Unité d’Accompagnement ainsi que les enfants suivis lors des réunions institutionnelles.

Les psychologues, ainsi que l’éducatrice spécialisée et l’enseignante animent les suivis en groupe –dans le cadre des ateliers pédagogiques, de socialisation ou à médiation. Les psychologues pourront proposer des suivis en thérapie individuelle, en fonction du profil de l’enfant.

  • Les intervenants à domicile, jeunes diplômés (éducateurs, Licence Professionnelle de d’Accompagnement de l’université Paris Descartes, ou en début de pratique avec une première expérience d’accompagnement d’enfants TED/TSA), vont être encadrants-intervenants de projets d’accompagnement à domicile. Des psychologues référents de l’UDAP vont les accompagner dans l’accueil des nouvelles familles et procéderont à l’évaluation clinique et psychométrique de l’enfant si celle-ci est nécessaire.

Par ailleurs, les psychologues de l’UDAP accompagneront l’intervenant responsable du projet dans l’élaboration du PAI et à son ajustement au cours de l’année.

Les intervenants pourront être doublés par des étudiants stagiaires en cursus de psychologie (Master 1 ou 2) des différentes universités franciliennes, ou en Licence Professionnelle « Accompagnant de personnes avec autisme ou troubles apparentés » de l’université Paris Descartes, qui pourront se voir confier des interventions à domicile sous la responsabilité d’un professionnel confirmé dans le cadre de leur stage universitaire.

Chaque intervenant prend en charge un, éventuellement deux enfants pour la durée de l’année scolaire.

L’intervenant se rend au domicile et/ou lieux d’accueil de l’enfant, selon son projet, plusieurs fois par semaine afin d’y effectuer une séance de stimulation par le jeu ou de remédiation cognitive.

La fréquence et la durée des interventions à domicile varient selon le projet de chaque enfant et le volume de ses prises en charge.

Les intervenants participent à des réunions de réflexion et de concertation autour du suivi de chaque enfant.

 

Déroulement des interventions à domicile :

L’intervenant propose à l’enfant diverses activités au cours de la séance. Ces activités sont déterminées à l’avance en collaboration avec le psychologue encadrant et dans le cadre du Projet d’Accompagnement Individualisée (PAI) de l’enfant, de son âge de développement, de ses capacités, de ses difficultés spécifiques, de ses points forts et de ses centres d’intérêt.

Les intervenants doivent organiser l’espace de jeu de l’enfant et peuvent lui donner des repères temporels à l’aide de supports visuels (emploi du temps visuel du déroulement de la séance). Les séances se déroulant au domicile des enfants ou dans un de leurs lieux d’accueil, il est important d’organiser l’espace afin que celui-ci ne soit pas trop sollicitant et cependant attractif. Le matériel peut alors éventuellement être placé dans différents rangements afin que l’enfant n’y accède pas immédiatement.

Les séances s’effectuent généralement en alternant un temps d’activités de remédiation cognitive à table en face à face et des temps de jeu libre et semi structuré (au sol ou à table).

Les intervenants sont sensibilisés aux techniques d’intervention auprès des enfants autistes et accompagnés par les psychologues de l’UDAP tout au long de l’année.

L’organisation des séances s’inspire de deux méthodes d’intervention :

  • Le programmeTeacch (Schopler, 66) Treatment and Education of Autistic and Related Communication Handicapped Children.
  • La méthode BrainTraining (Mac Alpine, Kaye 98)

Dans le cadre des interventions à domicile, l’intervenant est amené à échanger avec les parents sur l’évolution de leur enfant et sur les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien. Ces temps permettent une adéquation du projet de prise en charge au plus proche des difficultés familiales et comportent une dimension de guidance parentale, ainsi qu’une observation de la dynamique de la fratrie.

Méthodes d’intervention

La méthode BrainTraining :

Le BrainTraining est une méthode thérapeutique et psychopédagogique pour les enfants souffrant d’autisme et de troubles apparentés. Elle a été élaborée par Michelle MacAlpine en 1998. C’est une méthode cognitive s’inscrivant dans une perspective neuro-développementale. Elle s’appuie sur la théorie piagétienne du développement cognitif par stades et les données des neurosciences et de la neuropsychologie.

Le BrainTraining est une méthode qui vise à améliorer les difficultés liées aux apprentissages, à la communication verbale et non verbale, au jeu, aux interactions sociales, à l’autorégulation (de l’attention, des émotions et de l’activité) et aux traitements des informations sensorielles.

Le BrainTraining est fondé sur le jeu libre et semi-structuré de l’enfant. Cette théorie s’articule autour du développement du jeu selon 3 stades. Dans un premier temps les enfants explorent les propriétés physiques des objets (stade sensoriel) puis la relation de cause à effet. Dans un troisième temps, les enfants peuvent accéder au jeu symbolique et à la représentation sociale (de soi et autrui).

Chacun de ces stades sont eux-mêmes divisés en dix sous-stades selon la complexification du jeu de l’enfant (Mac Alpine, Kaye, 98).

Le BrainTraining s’attache particulièrement au développement du langage, de la communication et de l’interaction chez les enfants souffrant de troubles envahissants du développement. Le thérapeute utilise des stratégies spécifiques afin de favoriser l’émergence et la compréhension du langage lors de la thérapie cognitive par le jeu. Le thérapeute est ainsi amené à mettre des mots sur ce que chacun fait en accompagnant toujours l’enfant et son jeu avec des mots simples et compréhensibles.

 

La méthode TEACCH :

Le programme TEACCH a été élaborée par Eric SCHOPLER en 1966 en Caroline du Nord. Avec ses collaborateurs, ils ont réalisé que les capacités d’apprentissage des enfants atteints d’autisme étaient plus élevées dans le cadre d’un enseignement structuré, alors qu’au contraire ils tendaient à se désorganiser dans un environnement non structuré.

Dans le programme TEACCH, l’évaluation diagnostique est convertie en un programme d’enseignement structuré écrit, adapté à chaque enfant. Lorsque l’enfant atteint l’âge scolaire, le programme est adapté à l’enseignement à l’école, et les enseignants sont inclus dans la collaboration entre les professionnels et les parents.

Cette méthode se fonde sur deux axes principaux.

Tout d’abord, la prise en charge commence par une évaluation complète de l’enfant, l’accent étant mis sur les compétences ‘émergentes’ sur lesquelles on s’attachera pour développer en priorité un programme de travail individualisé. Ainsi, on s’appuiera sur les points forts de l’enfant, et/ou sur ses domaines de prédilection, pour travailler les domaines plus déficitaires.

Le second principe du programme TEACCH est la structuration de l’espace et du temps.

La structuration du temps consiste par exemple à établir un emploi du temps visuel de la journée/semaine, afin que l’enfant soit averti de ce qui va se passer dans un avenir immédiat ou plus éloigné.

La structuration de l’espace consiste par exemple à établir des endroits adaptés aux actions de la vie. Ainsi, l’emploi du temps journalier propose des activités d’autonomie quotidienne et d’apprentissage cognitif. Il précise visuellement pour la personne autiste le lieu de l’activité, l’heure et la durée. Dans ce programme, il est indispensable de déterminer un lieu pour chaque chose. L’aménagement des locaux est pensé dans ce sens. Ce lieu devra également être calme, isolé des distractions extérieures.

La structure permet de réduire l’anxiété, en rendant l’environnement de la personne prévisible. La personne se trouve ainsi dans un environnement favorable aux apprentissages. Une fois la compétence acquise, on s’attache à généraliser son utilisation dans différentes situations de la vie courante, grâce notamment à la collaboration active entre parents et professionnels.

La remédiation cognitive et sociale

La rémédiation cognitive est une technique d’intervention qui s’appuie sur la mise en place de stratégies visant à compenser les troubles cognitifs (attention, mémoire, raisonnement, vitesse de traitement, fonctions exécutives…) que présentent les enfants souffrant de TED/TSA.

A travers des exercices d’entraînement cognitifs, la rémédiation cherche à compenser le déficit de certains modules par l’utilisation de stratégies adaptées, et à surmonter les difficultés d’apprentissage dans le but de soutenir les acquisitions scolaires. Ces exercices se veulent ludiques, s’appuyant sur des supports concrets permettant à l’enfant d’intégrer et d’automatiser les stratégies compensatoires dans un contexte différent de celui proposé en situation scolaire. En effet, La rémédiation cognitive se déroule lors de séances en face à face avec l’intervenant, privilégiant ainsi d’autant plus la communication et l’échange.

La rémédiation sociale s’appuie sur des stratégies spécifiques qui vise l’entraînement de la cognition sociale, ceci afin d’aider l’enfant et l’adolescent à avoir accès à ses affects, mais également aux intentions, désirs et émotions d’autrui.

Elle permet également d’apprendre à l’enfant les codes sociaux afin d’améliorer ses relations interpersonnelles.

Pour ce faire, il est proposé selon le profil de chaque enfant, de participer à différents temps de socialisation (sorties sociales, fréquentation de lieux publiques et culturels, jeux avec les pairs médiatisés par l’adulte, jeux de rôle, entraînement aux habiletés sociales)

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La prise en charge intégrative comprend :

 

  1. Le domicile

Diverses activités sont proposées au cours de chaque séance d’intervention, et sont déterminées en fonction de l’âge de l’enfant, de son développement, de ses capacités et difficultés.

Un espace de jeu est organisé, avec des repères temporels déterminés à l’aide de supports visuels. Les séances alternent des temps d’activité de remédiation cognitive (à table, en face à face avec l’intervenant) et des temps de jeu libre et semi-structuré (au sol ou à table).

L’organisation des séances à domicile est structurée selon deux modes d’intervention :

  • Le programme Teacch (Schopler, 66) Treatment and Education of Autistic and Related Communication Handicapped Children.
  • La méthode Brain Training (Mac Alpine, Kaye 98).

L’intervention à domicile comprend un accompagnement de la famille et la fratrie, avec une dimension de guidance, à la demande des parents.

  1. Les ateliers

 

L’atelier classe :

Cet atelier propose des activités scolaires (contenus pédagogiques de petite section à grande section de maternelle) permettant de relancer les processus d’apprentissage tout en accompagnant les mouvements psychiques de l’enfant.  Il s’appuie sur les travaux d’A. Hubert-Barthélémy[1] et constitue un espace à médiation scolaire visant la subjectivation de l’enfant.

 

 

Le groupe de socialisation ou d’habiletés sociales :

Ce groupe permet d’approfondir et accroître les compétences sociales et de communication de l’enfant. Il s’organise autour d’activités en lien avec le profil développemental et psychologique de l’enfant. Il vise à aider l’enfant à entrer en relation et à interagir avec autrui à travers des jeux de coopération. Un temps de relaxation y est proposé pour l’aider à mieux gérer son état interne.

 

En complément de ce suivi, des ateliers à  médiation pourront être proposés selon le profil de l’enfant :

 

  • L’atelier conte: ce groupe permet  de travailler l’accès aux représentations, au langage, à la structuration dans le temps et dans l’espace ainsi que la relation aux pairs. Il est structuré en trois temps : le temps du conte, le temps du jeu, et le temps du dessin. Il travaille de façon structurée et répétitive autour du même conte afin de permettre un travail en profondeur.

 

  • L’atelier « numérique »: ce groupe à médiation jeux-vidéo s’adresse à tous les enfants et tout particulièrement aux enfants présentant un TED/TSA, souvent fascinés par ce médium. Son objectif est de permettre une autre approche des outils numériques en étant accompagné par un psychologue, et de travailler, avec l’aide de ce support, différentes problématiques dans une visée thérapeutique.

L’UDAP réunit par ailleurs les parents pour 3 réunions annuelles, rencontres d’information d’échange et de point d’étape par rapport au suivi de leurs enfants.

[1] A.Hubert-Barthélémy et coll., « Pédagogie et subjectivation : une approche innovante pour enfants avec TED », in Cahiers de PREAUT, 11-27, 11, Erès, 2015


 

Membres de l’équipe de l’UDAP :

Graciela C. Crespin                           Marc Bandelier                                  Danielle Letailleur

Responsable scientifique                 Pédopsychiatre consultant              Coordinatrice              

                                                                                                                                     

Psychologues cliniciens

Myriam Allombert – Olivier Duris – Ana Lunardelli – Delphine Norie – Audrey Vernichon Valérie Zerbib

 

Educatrice Spécialisée

Danielle Letailleur

 

Enseignante

Véronique Lapère

Assistante Sociale

Elisabeth Sternberg

Intervenants à domicile